Ce soir la météo est plus clémente.
Chouette on va pouvoir profiter du concert de Jean-Louis Aubert au sec !
Ou pas.
Ouais, ce soir le seul concert qui nous importe vraiment, c’est The Strokes.
Avec un peu de retard par rapport à l’horaire annoncé, et après une courte intro, le groupe monte sur scène et lance le premier morceau : « Alone Together ». Quelques instants plus tard, et sous un tonnerre d’applaudissements, la voix de Julian Casablancas retenti… « No choice now, it’s too late ».
Ils ont manifestement décidé de rattraper le temps perdu en début de concert, et c’est sans vraiment de pause qu’ils enchainent plusieurs tubes, à commencer par « Reptila », « Machu Picchu », « The Modern Age », « Is This It », jusqu’à « Under Cover Of Darkness ». Là on prend le temps de parler un peu au public.
En gros : « On est content de venir jouer à Paléo ce soir, c’est notre dernière date pour cette tournée en Europe, on remercie notre équipe, c’est eux qui font tout, nous on vient que pour jouer comme des enfoirés de rockstars ».
(Julian est venu 5 minutes avant le concert et une heure après les autres membres du groupe. Sur scène, il conserve bien son image de rebelle un peu snob. En même temps ça aide, pour vendre des disques.)

Repassons aux choses sérieuses. Même si les morceaux qui suivent ne sont pas aussi dansant que les précédents, l’ambiance reste survoltée avec « Whatever Happened » et « Life Is Simple », suivie par un « Someday » très efficace.
Pour mieux profiter du concert, on avait prévu de venir en avance. Du coup on se retrouve au milieu des groupies, avec les cris et les pleurs qui vont avec. Là on est plus vraiment sûr d’avoir fait un bon choix.
Tant pis, on est au concert des Strokes et on va pas s’en plaindre. Le set continu avec « You Only Live Once », le sombre « You’re So Right », le reposant « Under Control » et l’ennuyeux « Gratisfaction ».
Ca sent la fin. Mais les Strokes n’ont pas l’intention de partir comme ça et comptent bien continuer à prendre soin de nos oreilles. La basse de Nikolai Fraiture raisonne, c’est l’heure de « Juicebox », puis de « Last Night ».

Initialement prévu pour durer 1h15, le concert s’allonge un peu, le temps pour le groupe de jouer sans être rappelé trois derniers morceaux : « Hard To Explain », « Automatic Stop » et « Take It Or Leave It ».
Encore plus efficace qu’en album, les Strokes en concert c’est 19 morceaux morceaux en 90″, dont 3 du nouvel album.
On était venu ce soir pour eux, les Strokes ne nous ont pas déçus ! Et malgré l’accueil plus que mitigé de leur dernier album, ils restent et resteront ceux qui ont activement participé à remettre les guitares électriques et les Converses All Stars au goût du jour en ce début de XXIème siècle.
→ Le concert complet sur DailyMotion
Crédit photos : © Paléo / Boris Soula



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