À chaque passage, ils mettent le feu aux salles et le public tombe sous le charme de ce groupe d’amis du Cap Féret.
De passage à Nantes, Hangar nous a fait le plaisir de répondre à quelques questions avant leur montée sur scène….

Racontez nous un peu l’histoire du groupe…
Antonin : L’histoire du groupe commence par un lieu, le Hangar. C’était une grange en bois qu’avaient bâti mon père et mes frères, comme un garage à bateaux à la pointe du Cap Féret. Et puis un jour, je m’y suis installé pour faire de la musique en jouant avec quelques potes comme ça. Très vite j’ai rencontré Romain le guitariste et le bassiste Nicolas et Florent. Ils avaient déjà un groupe. J’ai flashé sur leur groupe, ça tournait bien. Donc le lendemain on se retrouve au hangar pour un jam. Finalement on s’est installé là, et on a commencé à travailler. Pierre marie et Hubert nous ont rejoint après. On s’est mis à écrire nos propres chansons en français. Les concerts se sont enchainés, dans la région et puis ça a grandit et on s’est exportés ailleurs.
Le succès est-il venu rapidement ?
Antonin : Ce n’était pas la galère, on s’autoproduisait, on n’avait ni manager ni producteur, mais on trouvait facilement des dates surtout l’été chez nous, car il y a plus de monde. On jouait dans les clubs, en foutant un peu le bordel: on était déjà bien motivés! Au fur et à mesure des rencontres, on s’est mis à jouer à Bordeaux ou ailleurs. On rassemblait les gens et puis on jouait dans des grosses salles. On était vraiment motivés, on se démerdait pour faire du bruit! Au bout de quelques années, on s’est fait repérer par un petit label indépendant à Paris, Roy Music. On a rencontré Olivier Chini qui est devenu notre manager et notre producteur. Il nous a fait monter à Paris, et puis on a commencé à jouer là-bas. On a rencontré Polydor et on a cosigné avec eux en licence. Finalement, le groupe a évolué et le succès est venu petit à petit.
On a enregistré l’album cet été dans le hangar, et la sortie est prévue pour le 14 février.
Comment s’est faite la collaboration avec Roy Music, votre label ? Avez-vous lancez plusieurs demandes ou sont-ils venu à vous ?
Antonin : Ils nous ont repérés en fait. Roy Music ce n’est pas un vieux label qui se la joue un peu underground. C’est des mecs qui ne se représentent pas forcément comme un label. C’est plus du management. Ils s’occupent de tout.
A la base, ils sont trois. On a rencontré Olivier Chini qui ne vient pas de la musique, mais de la télé. Donc c’est vraiment un échange, on grandit tous ensemble, il y a donc un coté très humain. Et puis l’ambiance de notre groupe a un peu déteint sur les gens qui travaillent avec nous, donc tous le monde est devenu un peu roots… c’est une bonne ambiance!
Quelles sont vos principales influences ? Revendiquez-vous une autonomie de styles ?
Florent : Pour moi c’est Brigitte Fontaine !
Antonin : Tu vois, pour Florent ça va être Brigitte Fontaine. Il y a pleins d’influences, quand t’es enfant, tu te nourris de pleins de choses! On a tous écouté plein de musiques différentes, même si on était tous un peu dans le trip sixties, et années soixante dix. Des Rolling Stones à AC DC, un peu comme tout le monde quoi… mais on n’a pas trop grandit comme les jeunes d’aujourd’hui. Il faut savoir que le Cap Féret, quand tu grandit là-bas, l’hiver c’est pas comme l’été: il n’y a pas le même flux! Donc on était un peu protéger, et on a commencé à jouer entre nous, comme dans un cocon.
Par exemple, les premières chansons qu’on a commencé à écrire, ça parlait des gens qu’on avait autour de nous: un jardinier, un pécheur… tout ça est très varié en fait. Après, notre musique reste du rock and roll en mélangeant du bois et de l’électricité. Mais c’est vrai que le hangar nous a vraiment permis de toucher un son très particulier. Par exemple, quand tu enregistres l’album dedans, t’enregistres pas n’importe où! T’es dans ton endroit, où t’as l’habitude de jouer, donc il y a aussi le son du bois. C’est du grange rock !
Comment s’est créée l’opportunité de jouer en première partie de Mathieu Chedid?
Antonin : Harcèlement morale et physique, menaces de mort… (rires). Nan, on l’a rencontré chez nous, on a un pote en commun avec qui on a enregistré l’album, un espèce de musicos barbu et poilu : Jérôme Goldet qui a joué avec beaucoup de monde ! Jérôme travaille donc avec M, et puis un jour il nous l’a amené chez nous. Il a flashé sur le hangar. On s’est mis a joué, et puis on ne s’est jamais perdu de vue. Il nous donnait des petits conseils, en venant nous voir. Il nous a beaucoup apporté ! Puis un jour, pensant qu’on était prêt, il nous a pris pour faire ses premières parties. Et c’était en fait une histoire d’amitié, on était devenu un peu les petits frères en fait !
Lui, quand il était plus jeune, il n’était pas vraiment en groupe. Alors que nous on est un groupe de potes, donc c’est vraiment un échange. Il avait tripé sur notre ambiance à nous, et ils voulait partir en tournée avec ses petits frères et nous. On est devenu une grande famille en tournée avec lui et ses frères et sœurs ! C’est une belle histoire…
Quelles sont vos impressions sur cette petite tournée ?
Antonin : Pour l’instant, c’est une pré tournée, l’album n’est pas encore sorti. On se rode un peu, on commence à jouer nos titres… ça nous arrive même de ne pas faire de set list avant! On a eu aussi de la chance de faire pas mal de dates depuis la rentrée! On doit être à notre quatre cent et quelque concerts depuis notre création! C’est vraiment excitant, c’est le meilleur moment. On fait ça que pour les concerts en fait. Le concert, la tournée, la musique c’est ça. À notre niveau surtout, c’est partager un truc entre potes, on n’est pas non plus des grands musiciens, on est en train de grandir! C’est le meilleur moyen d’affirmer ta musique, d’explorer les choses. Le public te renvoie des impressions sur tes chansons, tout ça te fait évoluer.
Quel est votre dernier concert vu ? Et votre dernier CD acheté?
Antonin : Mathieu Chédid, lors de nos premières parties. Et puis I blame Coco, le concert peut être le plus marquant de la rentrée, qui est assez incroyable !
Dernier cd acheté pour moi, c’était les Raconteurs, enfin on me l’a offert !
Romain : Let it bleed des Stones.
Florent : Emotional Rescue des Stones.
Nicolas : Moi je télécharge.
Antonin : Enfin moi j’espère que les jeunes groupes sortirons des cd, je le souhaite ! Moi personnellement, je ne télécharge pas, je suis contre.
Avez-vous des projets en vue? Nouvelles compositions, la tournée vous inspire-t-elle?
Antonin : Le premier projet est de reconstruire le hangar parce qu’il a brulé, quelqu’un y a mis le feu. C’est le miens mais dès qu’il va être refait, tout le monde va être bien content ! Donc quelqu’un y a mis le feu, le 1er septembre pendant que je dormais dedans. Il faut savoir que le hangar a brulé entièrement. On avait enregistré l’album dedans, on a tout fait dedans !
C’est ground zero maintenant le hangar. C’était assez traumatisant comme truc !
Donc on va en reconstruire un pour faire un second album. Mais il faut savoir si le premier album va marcher !
Sinon l’album sort le 14 février, il y a une tournée de prévue qui va normalement s’étaler le plus longtemps possible. Les gens qui travaillent avec nous sont au courant qu’on aime bien la scène, donc je pense que ça va pas mal s’enchainer! En attendant, on fait de la promo, on enregistre notre premier Taratata mardi avec Jean Louis Aubert. Et d’ailleurs, son bassiste, Jérôme Goldet nous avait amené Mathieu Chédid au Cap Féret. et c’est avec lui qu’on avait enregistré notre album.
Mais le projet principal est de rester le plus longtemps possible !
Propos recueillis par Hélène Fablet,
Le 04 décembre 2010.
http://www.roymusic.com/
http://www.hangarmusic.fr/
http://www.lejam.fr/


Coco says:
Bravo pour l’interview d’Hangar, plutôt sympa.
déc 06, 2010, 2:12Juste une petite remarque, Hangar est originaire du Cap FERRET et non Féret