Rencontre avec Applause

A l’occasion de leur passage au JAM, près de Nantes, le groupe Applause nous livre leurs premières impressions sur leur succès grandissant.
Applause est une parfaite synthèse de genres les plus variés. Toute l’énergie du groupe explose sur scène, et c’est une formidable découverte pour le public. Les jeux de lumières prennent une place des plus importante, insufflant un nouveau regard sur ce groupe. Le public est balloté entre des rythmes électro rock, pop mais aussi d’excellents beat trip hop soul.


Racontez nous un peu l’histoire du groupe…

Nicolas : On a été présenté par un ami commun en fin 2006. Cet ami savait que j’avais un projet et que je cherchais à monter un groupe. Il connaissait donc les membres du Belgistan qui donnait un concert dans le cadre d’un projet qui s’appelle Nery-Belgistan. Le courant est tout de suite passé, et on a commencé à travailler ensemble assez vite. Eux sont de Belgique, et moi je suis du Sud Ouest, de Bordeaux, et on s’est rencontré à Paris à la Maroquinerie.

Avant Applause, vous aviez déjà des projets musicaux personnels qui fonctionnaient…
Pourquoi avoir choisi de vous lancer dans ce projet, Applause ?

David : En fait nous on joue de la musique ensemble depuis très longtemps. On a fait effectivement pleins de choses. Certaines ont marché à leur mesure : la Fanfare du Belgistan, ça fait dix an que ça existe. Nery ça a duré deux ans, mais c’était prévu que ça s’arrête. Applause c’est juste notre envie de continuer dans la direction qu’on avait initié avec Nery, un groupe pop rock avec un chanteur, et une forme précise autour.

Nicolas : Quand je lai rencontré avec Néry, c’était déjà la même formule : David aux claviers, Manuel à la guitare, Manu à la basse et Jérémie à la batterie. J’avais déjà remarqué qu’il y avait quelque chose qui se passait entre eux quatre sur scène. Indépendamment de Néry, l’ensemble était beau, et j’ai senti qu’il y avait vraiment quelque chose d’intéressant, de pop rock.
Et j’avais envie de monter un projet en anglais assez spécifique, dans ce style là.

Vous venez d’horizons divers, quelles sont les principales sources de votre inspiration ?

David : On est influencé par tellement de chose, c’est difficile de les citer…. On est chacun influencé de chose propres, personnelles. C’est un peu réducteur de se limiter à certains noms, ou types d’influences. Applause c’est une synthèse de ces différentes influences.

Nicolas : Mais oui, il y a des tendance un peu rock soul qui sont bien présentes : Prince, Billie Holiday, Nina Simone, beaucoup de soul aussi Isaac Hayes, Mickael Jackson. Des références assez pop soul.

Quel votre dernier CD acheté et votre dernier concert vu ?

David : Dernièrement j’ai vu un groupe dans lequel joue Nico, c’est un autre projet de groupe, avec d’autres musiciens. C’était très intéressant de voir Nico sur scène, sans nous, Applause. C’est une musique qui a des points communs avec ce que nous ont fait, mais qui diffère aussi par d’autres aspects.
Et mon dernier cd c’était Elbow, le dernier.

Nicolas : Moi j’ai racheté Beth Gibbons, l’album solo. Et comme concert, Elysian Field à la Maroquinerie.
On écoute beaucoup de choses…. Balthazar, un groupe belge. Ils ont justement sorti un album qui s’appelle Applause !

Comment s’est faite votre collaboration avec 3ème Bureau, votre label ? Avez-vous fait des démarches particulières ?

David : En fait on a eu beaucoup de chance, parce qu’on s’est fait repéré par Radio Nova qui a commencé à nous passé en boucle sur les ondes. Et ça a attiré l’attention de quelque personnes, dont Stéphane Espinosa. Il a donc commencé à prendre contact, à correspondre avec nous, jusqu’au moment où il nous a fait une proposition, alors qu’on ne s’était pas encore rencontré. C’était assez étrange. Je m’en souviens, on avait reçu un mail, on était dans les loges, on faisait la première partie de -M-.
On a fait très peu de démarches en fait, et on s’est vite rendu compte qu’on avait des très bons retours sur 3ème bureau. C’est un très bon label.

L’album sort bientôt, quelles sont vos impressions sur cette pré tournée ?

David : On est signé en France, donc c’est le premier pays dans lequel on joue. C’est assez bizarre puisqu’on s’exporte en Belgique, notre pays d’origine. Ça se passe bien, c’est un peu les premières dates loin de chez nous. On est en train de trouver notre public aussi, et ça nous fait progresser énormément.

Nicolas : Oui, on se rend compte que les gens qui écoutent la radio se déplacent pour nos concerts. On a eu d’heureuse surprise par rapport à ça, on s’est aperçu que les gens nous écoutaient sur Nova, France Inter ou Le Mouv’ venait nous voir en live.
Et on peaufine le show, puisqu’on a vraiment envie qu’il se passe quelque chose d’assez organique entre les lumières et la performance qu’on fait sur scène.

Pourquoi avoir choisi de sortir l’album en Belgique un peu plus tôt qu’en France ?

Nicolas : A l’origine, l’album devait sortir en février 2011, et pour des raisons stratégiques, par rapport au label, ils ont souhaité attendre et mieux travailler la communication par rapport au groupe. Donc on s’était arrêté à fin mai pour une sortie. Ils ont préféré garder la sortie en Belgique le 23 mai, puisqu’on a une grosse date demain soir (le 21 mai) et la sortie en France pour le 6 juin.

David : C’est aussi du à ce concert demain qui est un gros festival en Belgique où nous sommes placé en tête d‘affiche: Les nuits du Botanique. On a donc voulu profiter de cette opportunité là pour sortir le disque à ce moment là.
Mais il n’y a pas d’histoire d’exclusivité pour les Belges dans le choix des dates de sortie (rires) !

Votre reprise du Jefferson Airplane est très réussie, aimez vous ce genre d’exercice ?

Nicolas : On est tous passionné par cette période là, c’est très intéressant.
David : Oui, c’est quand même une période de la musique qui est passionnante. Même au-delà de la musique, c’est une petite explosion des genres.
Ça fait longtemps qu’on la joue cette reprise, et c’était un flash. On en fera peut être d’autres, moi j’aime beaucoup faire des reprises, tout en gardant un sens.
« White Rabbit » c’est une reprise qui est sur l’EP, mais on peut imaginer faire une reprise à un concert, et ne plus jamais la rejouer.

Avez-vous de nouvelles inspirations vis-à-vis de la tournée ?

David : Ah non ça y ait c’est fini ! (rires)

Nicolas : Oui on a pleins de nouveaux morceaux qu’on est en train de retravailler, peaufiner. Manuel, notre guitariste a commencé à écrire de nouvelles mélodies aussi.

David : Oui, on aura envie de refaire des choses, et d’évoluer. Même au fil des concerts, d’amener des nouveautés. C’est toujours intéressant de voir l’évolution du groupe.

Bien que l’EP semble bien sage, les belges nous confirment avec brio leur grande expérience musicale sur scène. La bonne maitrise de leurs compositions leur permettent de développer une énergie impressionnante, avec notamment la très belle voix de Nicolas Ly, et la ligne de basse assumée de Manu Loriaux. Pour les français, on vous conseille donc d’aller faire un tour chez votre disquaire le 6 juin prochain et de vous procurer cette petite pépite !

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Hélène FABLET.



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