Fête de l’Huma 2009

Salut à tous ! Le week end dernier, j’étais à… la fête de l’Humanité qui se déroulé du 11 au 13 septembre.

A l’origine, la fête de l’Humanité, c’est une sorte de mini-festival créé par l’Humanité, un journal communiste connu pour être très (très) engagé.

Cet événement se déroule donc sur trois jours dans une sorte d’immense champs, le parc départemental de la Courneuve, aménagé pour l’occasion. Pour y accéder, il faut le vouloir ! Arrivé au bout de toutes les lignes de métro et de RER possibles, des navettes sont « mises à notre disposition ». En vérité, il faut compter une heure d’attente pour pouvoir monter dans un de leur bus surpeuplés. Pas vraiment de nature patiente, on choisit l’option sportive : la marche à pieds. En bons moutons et dans une ambiance festive, on suit au hasard les gens un peu chevelus (valeur sure) qui semblent savoir où aller. Les marcheurs sont cools, tout le monde discute, et le tout ressemble un peu à une procession à l’hommage du rock : on chante yaourt et arbore fièrement T-shirts d’AC/DC. Après 40 minutes, enfin, on y est ! Petit gobelet en plastique super classe (et écologique) récupéré, et à nous l’Huma !

Bon en fait, pas vraiment. Parce que pour avoir la chance de profiter de la super affiche de cette année, il faut passer par l’avenue Nelson Mandela, complètement embouteillée et bordée de stands communistes aux slogans tous aussi évocateurs les uns que les autres : « Accusons le capitalisme », « Non aux bébés à la chaîne » et j’en passe.

Après ce passage obligé, finalement, la grande scène. Dressée au fond d’une cuve naturelle immense qui fait office de fosse, la voilà enfin. Cette fosse improvisée est noire de monde : les gens s’entassent, debout, assis, couchés. L’ambiance est vraiment exceptionnelle, bon enfant : on discute d’un groupe à l’autre (débat sur la mythomanie a 23h, par exemple), tous plus ou moins éméchés (les sacs ne sont pas du tout contrôlés à l’entrée, et l’air embaume la marie-jeanne et compagnie).

Quant aux concerts, comment en dire du mal ? La tête d’affiche est déjà exceptionnelle, et aucun des groupes prévus ne nous déçoit.

Le vendredi : les Cocoon ouvrent le bal. Une musique toujours bien sympathique, mais le public n’est pas très enthousiaste et les deux Français ont beau tenté de nous encourager, pas moyen, l’ambiance ne décolle pas. Keziah Jones enchaine derrière, et le public se laisse plus facilement entrainé par sa douce voix, sans événement notable tout du moins. Parce que tout semble bien fade lorsque le public attend la vraie, la seule tête d’affiche de ce vendredi : Manu Chao ! Le public, venu super nombreux pour l’applaudir, lui fait un véritable triomphe. Et il nous le rend bien : il fait répéter la foule, et de démène avec énergie. Un super moment de musique et de bonne ambiance.

Mais la tête d’affiche du samedi dépasse toutes les espérances les plus folles : les Wampas, Arthur H, The Kooks et surtout, surtout… Deed Purple !
Les Wampas commencent, en nous offrant un show come ils savent le faire, dynamique, foufou, électrisant, toujours dans cette ambiance indescriptible de folie douce qui plane sur le public.
Puis Arthur H, qui va avoir un peu le même problème que les Cocoon la veille : l’ambiance n’est pas trop là, et il fait le strict minimum. Un peu refroidie par cette performance, moi, j’attends les Kooks.
Et alors que la nuit commence à tomber, les voila!
Le concert démarre sans attendre, et la fosse devient folle. Les groupies (je plaide coupable) hurlent, les pogos se multiplient, on étouffe, complètement asphyxiés par la poussière soulevée par les milliers de fans en délire. L’air est irrespirable mais tout le monde s’en fiche et l’ambiance magique perdure : on discute 15 minutes avec de parfaits inconnus, avant d’être séparés par un nouveau mouvement de foule. Le concert s’arrête aussi brusquement qu’il a commencé. La nuit est tombée et dans la pénombre, la fosse se remplit. Le public entier n’a que deux mots sur les lèvres : Deed Purple. D’une minute à l’autre, ils seront là, et l’atmosphère est électrique.
Le concert est magique, merveilleux, j’ai assez peu de mots pour décrire la performance exceptionnelle réalisé par les mythiques interprètes de Smoke on the water. Qu’ils jouent d’ailleurs, et que tout le public reprend en cœur, cette chanson connue par cœur, la première apprise à la guitare, les premiers émois musicaux. Puis un solo de Steve Morse, le guitariste, puis une chanson très douce, très lente, et le public silencieux, qui savoure.

C’est comme vidés qu’on ressort de l’Huma. A nouveau, la marche vers le RER, les lignes de métro, le retour chez soi. Beaucoup trop vidés pour y retourner le dimanche d’ailleurs…

Marianne


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    Un commentaire.

    1. patrick says:

      ça sent bien le vecu
      la fête de l’huma à perdue sa petite étincelle
      Un bon reportage miss Marianne
      @++++++++++++++++ pat

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