Brian Jonestown Massacre : Who Killed Sgt. Pepper ?

Brian Jonestown Massacre

Mais qui a tué le Sergent Poivre ?

Si quelqu’un a tué Sgt Pepper, c’est bien Anton Newcombe, disciple reconnu de l’anticonformisme et accessoirement leader ingénieux du Brian Jonestown Massacre. Les adeptes se souviendront sans doute de Bring Me The Head of Paul McCartney on Heather Mill’s Wooden Peg (du précédent album My bloody Underground), pourquoi tant de haine à l’égard des Fab Four, me demanderez-vous. Même si des traumatismes dans la petite enfance d’Anton Newcombe sont à présupposer, il est plus réaliste d’interpréter ces agressions ouvertes comme une simple incrimination des idées préconçues sur la musique en général, et le rock en particulier.

Ceci expliquant cela, les nombreux albums du BJM sont peuplés d’OVNI, appelons un chat, un chat, des morceaux dont l’inutilité laisse perplexes, voire dubitatifs les courageux auditeurs. Mais, enfouis parmi les lamentations en diverses langues barbares, se cachent sur Who Killed Sgt. Pepper? des trésors inestimables, à l’image de Let’s Go Fucking Mental, Super Fucked, ou encore l’ode à l’amour russe, Detka!Detka!Detka!. Un album du Brian Jonestown Massacre, c’est un peu comme une boîte de chocolat de belge, on sait jamais vraiment sur quoi on va tomber, mais dans l’ensemble ça donne un truc bien gras et salvateur, on en redemande même, au risque d’en laisser traîner quelques bouts à moitié mangés.

A ceux qui ne connaissent pas encore le concept BJM, après une petite remontrance en bonne et due forme, on conseillera de commencer par Give It Back!, surement l’album le plus représentatif du talent créatif d’Anton, dont la conception en moins d’une semaine est présentée dans DiG!, documentaire culte réalisé par Ondi Timoner. On peut également s’y faire une idée des diverses frasques d’Anton, mais le leader, connu pour ses excès, se serait, selon les rumeurs, calmé sur la boisson. Les fans de se rassurer, on peut donc aisément imaginer que sur la tournée à venir, les premiers rangs ne recevront a priori pas de vomissure dans les yeux et seront gratifiés d’un set de plus de dix minutes.
En définitive, Who Killed Sgt Pepper? est un album à la hauteur du BJM, avec ses hauts et ses bas, des highlights (Our Time; Feel It), et des bizarreries à l’image d’Anton Newcombe (This Is the First of Your Last Warning). Le tout se laisse écouter dans des conditions particulières, à vous de voir lesquelles…

Si quelqu’un a tué Sgt Pepper, c’est bien Anton Newcombe, disciple reconnu de l’anticonformisme et accessoirement leader ingénieux du Brian Jonestown Massacre.

PAULINE G.



Un commentaire.

  1. hélène says:

    ils ont rien joué de leur nouvel album en live à nantes, mais bon sang ce que c’était bon en live !

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