Ce soir chez Boris c’est pas soirée disco mais soirée rétro, paillettes et lamé cuir de rigueur. La nouvelle génération de la scène musicale semblant dénuée du moindre sens créatif, elle se voit dans l’obligation de s’adonner à un éternel recyclage de tout ce qui a déjà été fait par le passé, sans doute le syndrome Nicolas Hulot. Le fait est que vos petits protégés sont bien souvent largement inspirés des anciens, il est donc grand temps de faire une session retour aux sources; Tonight it’s You! Me! And it’s dancing!
Rédigé par Dr. P a.k.a. Pauline G.
N°5 Rapper’s Delight // Sugarhill Gang
Véritable machine à danser ce morceau est un incontournable de toute soirée digne de ce nom, ce titre a de quoi faire bouger mémé sous les spotlights jusqu’au bout de la nuit. Mais le tout premier et le plus ingénieux des tubes de rap ne serait rien sans le sample funky des merveilleux Chic, qui donne toute sa musicalité à cette hymne à la joie des rappeurs.
N°4 Rock Lobster // The B’52s
Ce soir, couleurs flashy et choucroutes à l’honneur, indispensable pour se faire une place dans la plus loufoques des beach party, et peut-être même, avec un peu de chance, apercevoir le fameux homard rocher. Cette extravagante adaptation de la légende du Loch Ness a valu aux hurluberlus des B-52s de se faire une place dans le Billboard’s Hot 100 l’année de sa sortie, en 1978, plus qu’honorable pour un premier single. Par la suite, cette excentricité, sinon bizarrerie, assumée autant musicalement qu’à travers leurs textes et leurs coiffures burlesques leur vaudra d’apparaître comme le plus adulé des OVNI de la scène musicale de l’époque.
N°3 Safety Dance // Men Without Hats
Ces one-hit-wonders canadiens sont au choix la quintessence du meilleur ou du pire de la période fantaisiste que furent les années 1980. L’introduction témoigne à elle seule de l’ampleur de l’émergence des synthétiseurs dans l’industrie musicale, ces engins à boutons se sont propagés à vitesse exponentielle, détruisant tout ce qu’il restait de subtilité sur leur passage, pour le bon plaisir de nos oreilles. Même si le hit en question est aujourd’hui plus ou moins oublié et rangé au fond d’une caisse au grenier juste à côté de la coupe mulet, il est si bon de le dépoussiérer le temps d’une fin de soirée arrosée… Et conseil d’ami, jetez un coup d’œil au vidéoclip, vous ne le regretterez pas (vraiment pas). Dansez!
N°2 Do You Love Me // The Contours
Certes on s’éloigne ici de la décennie de tous les dangers, ce tube interplanétaire s’étant fait connaître au début des sixties, mais c’est à sa seconde vie que nous allons nous intéresser, puisque ce morceau s’est vu érigé en symbole non pas d’une mais de deux périodes pourtant bien distinctes. En 1987 sort le film fétiche de toute une génération, laissant paraître au grand jour la mièvrerie adolescente qui sommeille en chacun de nous. Oui, Dirty Dancing aura au moins eu le mérite de donner un coup de jeune à Do You Love Me, et rien que pour ça, j’ai envie de dire : « Merci Patrick Swayze! » R.I.P.
N°1 Into The Groove // Madonna
Aïe aïe aïe, qui l’eût cru, Madonna en première place du MTF, mais les malheureux qui ne connaissent pas encore cette ode à l’entrechat comprendront vite pourquoi Into The Groove reste, encore à l’heure actuelle, l’un des plus grand tube de la madonne, bien avant qu’elle ne prenne la mauvaise habitude de trémousser sa carcasse quinquagénaire en justaucorps hyper-échancré. Folie des années 80, quand tu nous tiens…
BONUS : Don’t Be On With Her // Miami Horror
Cause your friends don’t dance and if they don’t dance well they’re no friends of mine, nous disaient les Men Without Hats, voilà qui devrait les ravire, on a trouvé de quoi faire danser vos amis. Ce groupe de jeunes premiers réveillent l’italo-disco comme personne, usent et abusent du sacrosaint Roland-Jupiter au grand dam de la santé de nos pauvres petits pieds qui ne pourront résister à cet irrépressible appel du dancefloor. Miami Horror, ou la preuve ultime que les 80’s ne mourront jamais.
Mes amis, rendons vite à César ce qui lui appartient, quand on entend que Kate Moss et les BB Brunes sont les instigateurs du port de Wayfarer, c’est symptomatique de l’urgente nécessité d’un retour aux vraies valeurs. En espérant que ce petit voyage dans le temps ne vous ait pas trop esquinté les oreilles, amicalement vôtre.

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