Monday Top Five : #06 Confession of a Psycho Cat

Fidèle à lui-même, le célèbre Monday Top Five sait se faire désirer, mais fini d’attendre, un mois après tout le monde, il est plus que temps de reprendre du service.
Cette semaine, place à la musique dans ce qu’elle a de plus sauvage, que dis-je, bestial, protégez vos arrières, on entre en terre hostile. En ce triste lundi d’octobre, nous ferons honneur à nos amis les bêtes. A plumes ou à poil, à vous de voir, mais préparez-vous pour ce top qui risque d’être chaud chaud chaud!

N° 5: Rock This Town // The Stray Cats

Je vous dresse rapidement le tableau, 1981 dans une ruelle sombre du Londres tout juste sorti de la vague punk, un trio de chats errants coiffés de bananes à la Elvis se trémoussent sur des rythmes rockabilly. Non, ce ne sont pas les aristochats mais bien les expatriés américains de la troupe à Setzer, autrement dit les fameux Stray Cats dont il est question. Considérés par les puristes du genre comme un groupe d’escrocs surfant sur la vague du regain de popularité de la subculture, ils ont pourtant réussi à percer, ne serait-ce que le temps d’un album, dont est issu ce titre, sans doute le plus connu et représentatif de leur légère discographie.

N°4: Deceptacon // Le Tigre

Mesdemoiselles, réjouissez-vous, enfin un groupe à la hauteur de défendre la cause féministe sans mièvrerie ni Barbie power. Lesbiennes assumées bien avant l’imposante Beth Ditto, ce trio de tigresses jouent les porte-paroles des guerilla girls en délivrant un arsenal de tubes électro-punk so riot grrrrly, if you see what I mean. Même si leurs quelques aventures publicitaires leurs ont valu un certain déni de la part de la scène underground, ces trois félines ont su conserver leurs convictions et par dessus tout leur sens du rythme. Groovy Baby.

N°3: For Reverend Green // Animal Collective

Le syndrome est universel et applicable à tous, à la première écoute de ce groupe de jeunes prodiges, c’est une vague de volupté digne d’un tsunami qui s’empare de vous pour ne plus vous quitter. La douce folk psychédélique de ce quatuor américain aux noms d’oiseaux est la meilleure des cures aux maux de cœur et autres blues symptomatiques de la rentrée. Petite prescription contre la pathologique déprime automnale : rien de tel pour retrouver la béatitude estivale qu’une journée de méditation en compagnie de la discographie animalière. Dr P. Pour vous servir.

N°2: Please Don’t Let Me Be Misunderstood // The Animals

Impossible de faire l’impasse sur ce groupe mythique, importateur officiel de l’esprit rythm’n'blues typiquement américain dans les contrées européennes. Ces britanniques, arrivés au début des années 1960 en plein milieu de la vague du British Blues Boom (mouvement représenté également par les Yardbirds ou encore Chicago) ont su installer leur succès grâce à leurs reprises de standard du grand continent. On retient entre autres leurs célèbres versions de The House of the Rising Sun ou encore It’s My Life. Quant à leur interprétation de Please Don’t Let Me Be Misunderstood, c’est sans doute la plus connue de toutes et la plus influente jamais enregistrée.

N°1: Two Weeks // Grizzly Bear

Voilà un ours qui mérite amplement sa première place, ce quatuor de Brooklyn tient son nom du batteur, Christopher Bear, lui-même à l’origine de la formation du groupe. Issus de la même scène indie-pop noisy des pubs new-yorkais que leurs confrères américains d’Animal Collective, il reste néanmoins impossible de confondre ces deux groupes conservant des sonorités bien distinctes. Grizzly Bear nous offre la plus mystique, la plus extatique des musiques, digne du plus tendre des oursons. Le monde serait bien moins moche si tout le monde écoutait Grizzly Bear, à bon entendeur…

BO-BO-BONUS : Wolf Like Me // TV On The Radio

Nooon, toi aussi ?! T’es un loup comme moi? Bon je l’admet, le jeu de mot est complètement vaseux, mais il me fallait bien un semblant d’accroche pour présenter les phénomènes de TV On The Radio. Sélection largement teintée de psychédélisme cette semaine, je vous l’accorde, mais c’est si bon. Méfiez-vous, l’écoute abusive de ce morceau les soirs de pleine lune présente des risques d’effets secondaires inattendus…

Rédigé par Pauline G.

 
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